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  • Kim Harvey

Le pouvoir magique de l'activité physique pendant la grossesse


Il s’agit qu’un petit « + » apparaisse sur le bâtonnet blanc, et c’est le début d’une grande aventure. C’est « + » d’amour, « + » de joies, « + » de pleurs, « + » de rires, mais aussi « + » de questionnements. Plus de questionnements pour assurer le meilleur pour celui qui s’est logé à l’intérieur, mais aussi pour toi, future maman. La grossesse est une période critique. C’est une période déterminante pour ta santé et pour le risque de développer une maladie chronique. Certains facteurs peuvent favoriser le développement de l’obésité, du diabète de type 2 ou encore de l’hypertension artérielle, mais rassure-toi, il existe une façon efficace pour diminuer ces risques. Tu pourrais être surprise du pouvoir que l’activité physique a à elle seule !


D’abord, il ne faut pas associer grossesse à obésité. Il est tout à fait normal de prendre du poids pendant la grossesse. L’inverse serait inquiétant. En effet, plusieurs changements s’opèrent dans ton corps. Des tissus nouveaux apparaissent, comme le fœtus, le placenta, ou encore le liquide amniotique. D’autres tissus déjà présents vont augmenter de volume : l’utérus, les seins, le volume de sang, ainsi que les liquides organiques. L’augmentation de la masse grasse est également nécessaire pour assurer une grossesse en santé. Toutefois, une augmentation trop importante de celle-ci, qui occasionnerait un gain de poids excessif, augmenterait le risque de rétention du poids après la grossesse, peu importe le nombre d’enfants eu par la suite et le nombre d’années post-grossesse. Le risque de souffrir d’obésité s’en trouve donc augmenté. À elle seule, l’activité physique pendant la grossesse diminuerait le risque de gain de poids excessif de 32%. Comme quoi n’importe quelle femme enceinte aurait intérêt à bouger !


Et si je te disais que tu étais résistante à l’insuline, l’hormone sécrétée par le pancréas qui régule ta glycémie ? Parce que oui, toutes les femmes enceintes le sont. Le corps est si bien fait que naturellement, ton pancréas va augmenter sa production d’insuline pour palier à ce déséquilibre. Par contre, dans certains cas, le pancréas n’arrive pas à fournir suffisamment, ce qui occasionne une augmentation de la glycémie et, par le fait même, le diabète de grossesse. Cette dernière condition peut générer certains risques, notamment des troubles hypertensifs pendant la grossesse, mais également l’augmentation du risque de souffrir de diabète de type 2 plus tard. Certains facteurs influencent cette incapacité au pancréas à fournir suffisamment d’insuline, dont l’obésité pré-grossesse ou un gain de poids excessif pendant celle-ci. Sachant que l’activité physique à elle seule a un impact notable sur ces derniers facteurs de risque, l’importance de son rôle sur la santé de la femme enceinte en est d’autant plus augmentée, puisqu’elle diminuerait le risque de souffrir du diabète gestationnel de 38% !


Pour augmenter le flux sanguin dans ton corps et ainsi répondre aux besoins de bébé, tes vaisseaux vont naturellement s’adapter. Dans certains cas, les vaisseaux ne s’adaptent pas suffisamment, ce qui crée l’activation du système nerveux sympathique en réponse à un manque d’oxygène aux tissus. C’est alors que la pré-éclampsie peut survenir, soit un trouble hypertensif pendant la grossesse pouvant avoir des conséquences importantes sur la vie de la femme comme l’hypertension artérielle ou d’autres problématiques cardiaques et vasculaires. Une fois de plus, certains facteurs ont un impact sur l’apparition de la pré-éclampsie, dont l’obésité pré-grossesse, le diabète ainsi que l’hypertension chronique. Comme l’activité physique a un impact sur ces facteurs de risque, mais également sur la vascularisation du placenta, il est une fois de plus capital de souligner son rôle pendant la grossesse, qui diminuerait le risque de la pré-éclampsie de 41% !


Bref, tu comprends maintenant que l’activité physique a un pouvoir quasi magique pendant la grossesse ! Certaines recommandations doivent toutefois être respectées pour assurer un impact clinique: un minimum de 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée sur un minimum de 3 jours dans la semaine, combinant des exercices cardiovasculaires, musculaires et de renforcement du plancher pelvien, pour les femmes ne présentant pas de contre-indication absolue à l’exercice. Plutôt que de passer du temps à vérifier la balance, je te recommande de passer du temps à bouger, car « + » d’activité physique amène « + » de contrôle sur ta santé, et, par le fait même, une grossesse « + » heureuse.


PS : J’te recommande de te faire entrainer par un.e kinésiologue expert.e dans le domaine pour « + » de résultats et « + » de sécurité.




Kim Harvey

B. Sc. Kinésiologue accréditée et experte en périnatalité

Propriétaire de Belle & FORTE




SOURCES :


Ruchat, S-M. (2019, mai). Reproduction et santé de la mère, Grossesse et maladies chroniques. Communication présentée au Colloque La santé des femmes (Université Laval, 2019), Québec, Canada.


Bélanger, S. (2017). KIN-3104 : Kinanthropométrie II (Adaptations physiologiques de la femme enceinte et implication en kinésiologie). Recueil inédit. Université Laval.

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